Mois : octobre 2015

Agir avec celles et ceux qui agissent déjà

Des alternatives pour un monde plus juste, plus vert et solidaire ont émergé depuis quelques années. Silencieusement, elles se multiplient un peu partout, dans plein de domaines : médias, producteurs de fruits ou de légumes, systèmes d’échange et de partage, cafés associatifs, ateliers de récup, cercles de communication non-violente, alimentation saine… Dans l’éducation aussi, ça bouge. Des initiatives individuelles ont fleuri ça et là, puis commencé à se regrouper collectivement.

Il est tout naturel que l’école joyeuse fasse la même démarche. Car dans la nature, un îlot isolé aura peu de chance de survie sans bénéficier de liens et d’échanges avec d’autres écosystèmes. Comme l’indique notre philosophie, ce projet se veut ouvert sur le monde, pour que les idées et expériences circulent et l’irriguent. Ce n’est que de cette façon, ancrés dans le local mais connectés au réseau global, que nous serons assez intelligents, efficaces et résilients pour constituer une alternative crédible et durable.

Pour l’école joyeuse, ça commence par l’intégration à la Communauté Européenne pour l’Éducation Démocratique (EUDEC) afin de s’appuyer sur une organisation déjà bien constituée et de contribuer à sa dynamique. Nous nous reconnaissons tout à fait dans la mission qu’elle poursuit et qui peut se résumer ainsi : promouvoir une approche permettant aux enfants de faire leurs propres choix concernant leurs apprentissages et tous les autres domaines de la vie. En particulier, ils devraient pouvoir choisir ce qu’ils font, quand, où, comment et avec qui, du moment que leurs décisions ne transgressent pas la liberté des autres de faire de même. Ils devraient aussi jouir d’une part égale du pouvoir de décision sur le fonctionnement de leur organisation, notamment sur le règlement intérieur et son application, participant ainsi à y instaurer un cadre de liberté, confiance, sécurité et respect.

En plus de nous relier à l’échelle européenne avec ceux partageant cette vision, nous souhaitons aussi rejoindre les acteurs œuvrant pour un renouveau de l’éducation en France qui, sans forcément aller aussi loin, placent l’enfant au centre de leur approche. Voilà pourquoi le projet de l’école joyeuse fait également partie du mouvement Printemps de l’éducation.

Ensemble, les pieds dans le réel, la tête dans les étoiles et les mains reliées, le monde nous le changeons déjà.

Joyeusement,

Emmanuelle

Démarrage en feu d’artifice… et maintenant, les fondations

Après l’exaltation de ce début de projet (création du site notamment), vient le temps de la réflexion. Oui, c’est un beau projet, enthousiasmant. Et le lire dans les yeux des personnes à qui j’en parle suffit à me donner l’énergie nécessaire pour m’y investir à fond (je n’irai pas jusqu’au burn-out quand même).

Mais comment faire à présent, concrètement, pour que ce rêve devienne une réalité ? Il est évident que je ne pourrai porter ce projet seule. Alors, je cherche des soutiens. J’en trouve au niveau national – dans les réseaux de l’éducation à l’environnement, dans le réseau pour l’école libérée (avec Bernard Collot notamment), dans le mouvement « Printemps de l’éducation » – et même international, à l’Eudec (communauté européenne de l’éducation démocratique). J’en trouve aussi auprès des autres créateurs d’écoles « différentes » : ceux dont l’école est déjà fonctionnelle, ceux qui sont en projet. Et puis bien sûr, le double parrainage par Cathy et Marc Vella donne vraiment une impulsion nouvelle à tout cela.

Ces soutiens sont une aide précieuse, une mine de ressources, de conseils, d’expériences. Je vais continuer à travailler à ce niveau là pour donner de l’envergure à l’école joyeuse.

Mais cela ne suffit pas. C’est localement, aussi, qu’il me faut trouver des appuis. Constituer un réseau solide de personnes compétentes dans les domaines de l’éducation, la communication bienveillante, l’accompagnement, le développement de l’enfant… Car pour que l’école joyeuse puisse prendre son envol dans de bonnes conditions, il lui faut des fondations. Alors je fais des rencontres, je prends des contacts, des pistes se dessinent. Il est tôt encore. Tout cela va s’affiner petit à petit, j’ai confiance.

En attendant, vous qui me lisez, si le projet vous intéresse et que vous aimeriez vous y investir, rendez-vous sur la page contact.

Joyeusement,

Emmanuelle

L’école joyeuse a une marraine et un parrain d’exception et en pleure de joie

Je suis complètement bouleversée. Il est minuit entre ces 14 et 15 octobre lorsque je découvre un mail de Marc Vella acceptant avec plaisir de parrainer ce projet. Et d’y ajouter Cathy, son épouse, très engagée sur le sujet, comme marraine. Venez les découvrir ici.

La rencontre avec Marc il y a quelques mois marquera ma vie pour toujours. Il y aura un avant et un après ce que j’ai vécu là, dans l’espace de quelques notes jouées à quatre mains sur un piano à queue. Une délicatesse infinie. Un Amour au-delà de ce que j’ai jamais connu m’a saisie, ce jour-là, mais surtout le lendemain, sur la route, en rentrant chez moi. Un Amour inconditionnel, pour l’Humanité entière. Entière, oui. Y compris les pires crapules. Le pouvoir de la musique. Et celui d’un regard humain authentique, dans lequel vous devenez un Dieu vivant.

Ce que je raconte n’est peut-être pas compréhensible par tout le monde au premier abord, une chose pareille ne peut se raconter, seulement se vivre.

Peut-être toucherez vous de quoi il est question si vous essayez de faire vôtre cette phrase de Marc :

« Le parfait, c’est de l’imparfait qui s’aime »

Je suis plus qu’honorée de cette marraine et ce parrain.

Je n’avais jamais autant pleuré de joie que cette nuit. Sauf, bien sûr, le lendemain de cette fameuse rencontre. L’école joyeuse n’aurait pu rêver meilleur départ.

Je disais il y a deux jours pourquoi je me lançais dans ce projet : « Parce qu’on n’a qu’une vie, parce que je la veux belle, joyeuse et surprenante, parce qu’il y a trop de souffrances dans ce monde et pas assez de joie de vivre ! » Quel bonheur d’en récolter si tôt les fruits !

La vie est belle les amis. Et vous aussi. Soyez en convaincus.

Emmanuelle

L’école joyeuse à la rencontre des acteurs éducatifs du territoire

Le monde virtuel c’est bien, le monde réel c’est mieux ! Afin de rencontrer les acteurs éducatifs du territoire, je me suis inscrite à un séminaire qui rassemblait ceux de la communauté de communes où je vis. L’occasion d’informer tout le monde de ce nouveau projet, de mieux connaître ce qui existe déjà et de commencer à tâter le terrain. Plusieurs personnes se sont révélées très intéressées par ce projet, parfois incrédules quant à sa réalisation concrète mais vraiment enthousiasmées. J’ai distribué quelques cartes de visite et eu des contacts qui vont probablement être fructueux pour la suite !

Ce que je retiens de cette soirée : des yeux qui pétillent quand je raconte ce que serait cette école. Des gens qui ne me prennent pas pour une hurluberlue mais qui sont d’accord avec la nécessité de proposer une alternative au système éducatif classique. Qui ont envie d’y croire, envie de voir ce projet se réaliser. Qui m’encouragent fortement.

La phrase que j’ai adorée : « Après tout, qu’est-ce que vous avez à perdre ? »

Alors j’ai des ailes !

Joyeusement,

Emmanuelle

C’est parti !

Un projet d’école démocratique inspirée du vivant ? Chiche !

Après moult réflexions et détours par de petits chemins buissonniers, je me lance dans cette belle aventure. Parce qu’on n’a qu’une vie, parce que je la veux belle, joyeuse et surprenante, parce qu’il y a trop de souffrances dans ce monde et pas assez de joie de vivre !

Au fil des articles, ce site s’étoffera de réflexions qui viendront approfondir et compléter les constats qui me poussent à créer cette école, les principes qui la sous-tendent, le lieu qui l’accueillerait… Et vous serez au courant de l’avancement du projet auquel vous êtes d’ailleurs dès à présent conviés à participer !
A très bientôt !

Joyeusement,

Emmanuelle (en savoir + sur qui je suis)